Documenti e Foto

INTERVISTA A FEDERICO MARCHINI, DI BEPPE GRILLO

Beppe Grillo intervista Federico Marchini, membro del comitato scientifico di Bene Rwanda e corrispondente da Kigali nel 1994 per La Voce di Indro Montanelli.

Aggiungi un commento maggio 2nd, 2009

LE FOTO DELLA GIORNATA DELLA MEMORIA A ROMA

A seguire le foto della Giornata dl XV° aniversario della Memoria per il genocidio del Rwanda celebratosi a Roma, in piazza Farnese, di fronte all’Ambasciata Francese, e al teatro Piccolo Eliseo in via Nazionale.

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Clicca qui per vedere tutte le foto della Giornata della Memoria 2009

Copyright: Archivio fotografico Bene Rwanda Onlus

Continua a leggere Aggiungi un commento aprile 7th, 2009

BENE-RWANDA E LA COMUNITA’ RUANDESE CONTRO L’ARRESTO DI ROSE KABUYE

La Comunità dei cittadini rwandesi residenti in Roma, riunita in assemblea spontanea domenica 16 novembre 2008,

- appresa la grave notizia che il Lt. Col (rtd) Rose Kabuye, Capo del Cerimoniale del Presidente della Repubblica Rwandese, è stata arrestata all’aeroporto di Francoforte, nonostante la Sua immunità diplomatica, in virtù di un mandato di cattura internazionale emesso dall’Autorità Giudiziaria Francese nel 2006 ;

- preso atto del contenuto della nota n. 093/09.01/PS/08 redatta in data 09.11 c.a. dal Ministero degli Affari Esteri e della Cooperazione della Repubblica del Rwanda avente per oggetto la vibrata protesta inoltrata all’Ambasciata della Repubblica Federale di Germania a Kigali;

- considerato che tale atto è stato giudicato totalmente illegittimo in autorevoli sedi internazionali, quali la Commissione dell’Unione Africana con sede in Addis Abeba (Etiopia) ed il Tribunale Criminale Internazionale per il Rwanda con sede in Arusha (Tanzania)

- constatato che, per la sua gravità, tale provvedimento restrittivo tradisce il processo di riconciliazione, in atto da diversi anni nel Paese Africano, e offende la libera coscienza di tutti i cittadini democratici

ESPRIME
unitamente alle Associazioni Italo Rwandesi interpellate: BENE RWANDA con sede in Roma, INSHUTI Italia-Rwanda con sede a Tradate (VA), ABAHOZA Italo Rwandese con sede in Parma, la propria sincera e incondizionata solidarietà a M.me Rose Kabuye per l’evento di cui è vittima.

INVITA
Il Console Onorario del Rwanda in Roma a voler sensibilizzare le Autorità Italiane, l’Associazione Nessuno Tocchi Caino e gli organi di informazione affinché sia dato il giusto e corretto risalto alle motivazioni dell’arresto di M.me Rose Kabuye.

Roma 16 novembre 2008
Il Presidente della Comunità
f.to Jean Pierre Ruhigisha

Aggiungi un commento novembre 18th, 2008

De la raison du plus fort à l’obstination des victimes – di Yolande Mukagasana

En avril 1994 a eu lieu un génocide au Rwanda . On a massacré des hommes, des femmes, des enfants, on a éventré des femmes Hutu enceintes pour pouvoir atteindre les enfants Tutsi qu’elles portaient. On a massacré des malades sur des lits d’hôpitaux. Ils ont tous été jetés dans des fosses communes ou abandonnés pour pourrir dans les rues. Des filles et des garçons, des femmes ont été violés pour leur faire subir une torture sexuelle. Ces viols étaient parfois faits avec des bâtons ou des objets tranchants comme des morceaux de bouteilles. Non parce qu’ils étaient coupables de quoi que ce soit, mais d’avoir comme seule faute d’être né tutsis. Pour les assassins, les tutsi n’étaient pas des humains. Ils étaient des cafards. Des cancrelats. Des serpents.
Cela a eu lieu dans le silence et l’abandon du monde. Pendant 100 jours, plus d’un million de morts. Il n y avait pas eu le Front Patriotique, il n y aurait sans doute pas eu de survivant.

La France nous exige d’oublier nos enfants, nos maris nos femmes nos mères, nos pères, nos amis. Un million d’innocents massacrés pour ce qu’ils étaient et non le mal qu’ils auraient fait.
Pourquoi? Parce que la France porte une responsabilité dans le génocide des nôtres. Tous les moyens pour nous faire taire sont bons pour la France, dans le but de ne pas parler de ses responsabilités. Pourtant la France a entraîné nos assassins, les a armés, les a protégé et les protège encore. La France protége toute personne que nous accusons de génocide qui est sur son sol.

La France joue le racisme à notre égard en utilisant les Français qui n’ont pas peur d’accréditer ce génocide au nom de la liberté d’expression et au nom de l’honneur de la République.

La France fait semblant d’arrêter des suspects et les relâche immédiatement.
Je croyais naïvement que la France était seule. Avec le risque d’être taxé de paranoïaque, j’ai l’impression que c’est une complicité européenne. J’espère me tromper.

Depuis que la Belgique parle de faire justice en jugeant le génocide, elle ne l’a jamais jugé. Elle jugé les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Le procès Nkezabera qui aurait dû avoir lieu maintenant n’aura pas lieu. Il est accusé et plaide coupable de participation au génocide. Il est aussi accusé d’avoir violé sept femmes que lui juge d’avoir été consentantes. Toujours la même idéologie qui fait de la femme tutsi, une femme fatale. Sans Coeur. Qui couche avec les assassins des siens. Nkezabera est aujourd’hui libre, en attendant cette mascarade de procès. Presque tous ceux qui ont été jugés et condamnés en Belgique depuis 2001 sont en liberté si ce ne sont pas tous!!!

La semaine passée, la France et l’Allemagne successivement ont libéré quatre présumés génocidaires rwandais dont Callixte Mbarushimana, l’ex-Bourgmestre de Muvumba.

Malgré le passeport diplomatique, le directeur de Protocole D’état, Madame Rose Kabuye a été arrêtée hier à Berlin. Les autorités allemandes ont bafoué les conventions de Vienne en arrêtant Madame Rose Kabuye avec un passeport diplomatique et en mission, pourtant elle aurait donc dû bénéficier d’une immunité diplomatique. Son immunité diplomatique n’avait pas de valeur devant la force et l’injustice de la France et de l’Allemagne à l’égard des Tutsi.

Comment est-ce possible ? Oui. Sur l’Afrique noire et les Africains, il n’y a aucune limite. Les conventions de Vienne sont des chiffons lorsqu’il s’agit de bafouer les lois sur les Africains par les mêmes créateurs de ces lois.

En 2006, le juge français Jean-Louis Bruguière a sorti des mandats d’arrêt contre certaines autorités rwandaises. Il les accuse d’avoir commis l’attentat contre l’avion de l’ex-Président Rwandais, Juvénal Habyarimana, le planificateur du génocide des Tutsi du Rwanda. Ce juge n’a jamais mis les pieds au Rwanda. Ses enquêtes se sont basées sur la frustration de la France officielle qui n’a jamais souhaité notre survie, vu sa responsabilité dans le génocide.

Certaines femmes rescapées du génocide ont porté plainte contre les militaires français qui les ont violés. Les plaintes sont restées lettre morte.

Nous essayons de mettre la main sur L’abbé Wenceslas Munyeshyaka, mais il est assez protégé, ainsi que beaucoup d’autres.

Nous avons porté plainte contre l’auteur et l’éditeur du livre raciste « Noirs fureurs, Blancs menteurs. Je ne suis pas prête à oublier qu’au tribunal, nous avons appris par l’éditeur qu’il s’agissait de l’honneur de la République. Nous avons compris la suite de notre procès et nous ne nous sommes pas trompés car nous l’avons perdu le 7 novembre. Entre l’honneur de la France et nous, le poids est bien clair.

Si mes souvenirs sont bons, dix officiers français ayant participé à l’opération militaire maquillée d’humanitaire française “la fameuse mission turquoise” au Rwanda, en 1994, ont porté plainte en diffamation à Paris après avoir été mis en cause en août dans le Rapport Mucyo les accusant d’avoir participé au génocide.

Pour nous, cette intimidation politique n’est rien face à ce que nous avons subi par la France. L’implication de la France est une vérité, nous l’avons vu, nous l’avons vécu dans notre chaire et nous le vivons au quotidien. La France ne veut pas arrêter de torturer les survivants du génocide.
La France a aidé politiquement et militairement un gouvernement qui a commis le génocide, certains militaires français ont mis la main à la pâte, et la France veut nous faire taire ! Que cette France-là nous achève. Nous sommes décidés à dire la vérité, la France continuera à nous tuer et nous exterminera peut-être sinon s’il en reste un, il aura peut-être enfin le droit à la vie. Car pour nous la mort n’a plus aucune valeur. Tuer c’est l’arme du faible.

Que la France le veuille ou non, le Front Patriotique de Kagame a arrêté le génocide des Tutsi, il a sauvé ceux qu’il a pu sauver. Cette frustration de la France, nous, les survivants du génocide des Tutsi, nous n’y sommes pour rien. Nous n’étions que comme des bêtes que l’on conduisait dans des abattoirs. Mais prendre ceux qui ont arrêté le génocide et les arrêter comme si ce sont eux des assassins lorsque les assassins se promènent en toute impunité en France, c’est l’inacceptable.

Tout ce qui se passe n’est pas anodin, il s’agit bel et bien d’une intimidation juridique de nations puissantes sur les nations faibles. J’espère que malgré notre faiblesse, l’union africaine comprendra ce qui lui arrive. Aujourd’hui c’est le Rwanda et demain je ne sais quel pays sera concerné.

Personne ne dit que le Rwanda a déposé une plainte contre la France devant la Cour internationale de Justice de Lahaye, mais la France a opté pour un silence arrogant.

Arrêter Madame Rose Kabuye sur de simples soupçons par un juge haineux qui n’a jamais mis les pieds au Rwanda est une atteinte délibérée à la présomption d’innocence d’abord, mais surtout une volonté d’entretenir l’amalgame et la confusion dans l’opinion publique française et Européenne. Maquiller un problème politique en un problème judiciaire. Quelle honte pour un pays « des droits de la personne humaine » !

Lorsque j’imagine Rose Kabuye dans les mains des services français, je ne sais lesquels; je revois lorsqu’une femme Tutsi était au milieu des génocidaires avec des machettes pleines de sang, sans issue que de se voir massacrer ou tout simplement prise en otage pour être gardé le plus longtemps possible dans la torture avant la mort.

Les sacrifices? Ils nous en prendront encore. Lorsque je vois ce qui se passe en Afrique, et que ce soient les Africains qui sommes les derniers à avoir compris les rouages de la politique internationale et les intérêts des puissances, je désespère.

Chère Rose, on ne se connaît pas. Je sais que tu ne liras pas mon mail. Mais je te souhaite beaucoup de courage. J’espère que tes enfants ne vont jamais oublier et ton mari non plus. Tu es la nouvelle Ndabaga du Rwanda. Que ceux qui ne nous connaissent pas sachent que les femmes ont toujours été courageuses et ont sauvé notre pays à un certain moment de notre histoire et que nous prenons la relève. Là où il n’y a pas de danger, il n’y a pas de courage non plus. Je te souhaite de garder la tête haute malgré tout, car jamais nous ne t’oublierons et nous sommes tous derrière toi.

Chère Rose, je sais que tu es innocente. Je sais que la France aussi sait plus que moi que tu es innocente, mais la haine du Tutsi que la France a, elle va la déverser sur toi. Elle en a besoin. Garde le courage, La vie seule rend parfois justice. C’est en cette justice aussi que j’espère. Un jour si ceux qui font tout ce mal ne paient pas, leurs enfants finiront par payer. Encore une fois des innocents qui souffriront et cela ne me fait pas plaisir.
Moi je suis morte, je n’ai plus rien à tuer. Mais toi tu es jeune et tes enfants t’attendent. Mais pour combien de temps? La France devrait arrêter de harceler le Rwanda et descendre leur épée de Damoclès car ce chantage a fait son temps.

La France est forte, mais la haine détruit et a toujours un temps et pas tout le temps. Même aux Etats unis, du temps de Martin Luther King, personne n’imaginait la victoire d’un Barak Obama. En 1945 personne n’attendait la fin du règne de Hitler.
Pauvres enfants français.

Yolande Mukagasana
La mort qui continue de hanter le monde de l’injustice et de la haine

1 comment novembre 12th, 2008

RAZZISMO SOTTO ACCUSA, UN MESSAGGIO DI LALA

AP PhotoLo storico francese Pierre Pean è stato denunciato dal gruppo Sos Racisme e sarà posto sotto processo in Francia in seguito alla pubblicazione di un libro per il quale è accusato di fomentare l’odio razziale tra gli Hutu e i Tutzi in Rwanda. Bene Rwanda, esprimendo la sua solidarietà nei confronti dell’intero popolo rwandese vittima del razzismo e dell’odio, pubblica un commento di Maria Laura Mastrogiacomo Mbow (Lala).

Lala, in Africa dal 1979, è un medico pediatra che ha lavorato in Rwanda nel 1995 e che lavora attualmente in Mozambico in un progetto di lotta contro la malnutrizione e l’AIDS nei bambini. A seguito il messaggio che Lala, attraverso Bene Rwanda, invia a tutti i rwandesi e alle persone che seguono l’evolversi della situazione nel Rwanda post genocidio:

La scoperta del Rwanda nel 1995, di cosa è stato il genocidio, dell’incapacità della comunità internazionale, della forza del popolo rwandese e di come è stato capace di fermare da solo il genocidio e di reagire alla tragedia con coraggio, grande dignità e immensa umanità ha sconvolto la mia vita. E incredibile scoprire che ci sono ancora persone che osano parlare così, dopo tutti questi anni, dopo la spaventosa tragedia del genocidio, vergogna dell’umanità, dopo tutte le prove e testimonianze che hanno finalmente rivelato ciò che è successo, dopo ciò che il Rwanda è riuscito a fare sia per fermare il genocidio e gestire il dopo genocidio con la frattura profondissima creata in seno al suo popolo, dopo l’evidenza di cio che è oggi il Rwanda in cammino per lo sviluppo economico, i diritti della donna, la sicurezza, il buon governo… un esempio per tutta l’Africa…. è incredibile vedere che ci sono ancora uomini come questo…
Fa inorridire e fa paura il solo guardarlo… una persona che dopo tutte queste evidenze osa dire ancora queste cose, c’è da chiedersi cosa avrebbe fatto nel 1994 se fosse stato un ruandese in Rwanda….E’ molto triste. Possibile che la Storia non aiuti ad imparare?

So che un giorno tornerò in Rwanda e sarò felice di dare il mio contributo al popolo ruandese.

Lala

Aggiungi un commento settembre 26th, 2008

RWANDA 1994, LA GIUSTIZIA CHE NON C’E’

Intervista alla scrittrice Yolande Mukagasana che lancia il suo j’accuse: “Gli assassini sono impuniti mentre l’occidente non ammette le proprie responsabilità”

E’ possibile lasciarsi alle spalle il più efferato dei massacri dell’ultimo cinquantennio? Parole come riconciliazione, perdono, giustizia hanno un loro senso in un contesto di inumane sofferenze e costanti paure? E’ insomma possibile guarire dal genocidio? Domande a cui è difficile rispondere ma a cui sicuramente Yolande Mukagasana, scrittrice del libro “La morte non mi ha voluta” e menzione onorevole Unesco per la Pace, non si vuole sottrarre.
Il punto di vista di Yolande è quello di una sopravvissuta che ha assistito al massacro della sua famiglia e al tentativo di suicidio di un intero popolo. Un punto di vista essenziale che però fatica ad emergere dal calderone delle analisi politiche, storiche, giuridiche e psicoanalitiche che colmano i discorsi sul genocidio del Rwanda. Forse, come suggerisce la stessa Yolande, la riluttanza a voler dare la parola ai testimoni nasconde un profondo senso di colpa delle istituzioni internazionali per quanto avvenuto in quella maledetta primavera del 1994 quando in tre mesi un milione di persone perse la vita.
Una colpa inconfessabile che ha radici storiche e politiche. A partire dall’etinicizzazione delle classi sociali Hutu e Tutsi che cominciarono a combattersi dagli anni ’30 in seguito alla colonizzazione del Belgio. Gli invasori istituirono le carte d’identità etniche e divisero la popolazione locale attraverso la scientifica misurazione degli attributi fisici. Le responsabilità occidentali si protraggono fino al genocidio del 1994 che viene pianificato minuziosamente nell’arco di un cinquantennio da governi appoggiati incondizionatamente dalla Francia. La crisi diplomatica tra Parigi e Kigali sembra oramai senza soluzione considerato il rifiuto dell’Eliseo di riconoscere le proprie responsabilità e quindi di facilitare il corso della giustizia.

Yolande Mukagasana quando si parla di genocidio rwandese si parla anche di concetti quali riconciliazione, perdono, giustizia; in quale relazione sono questi elementi?
Iniziamo dal concetto di perdono che reputo essere un concetto primariamente occidentale e religioso. Io non riesco a concepire questo concetto come prioritario ma, piuttosto, come offensivo. Perché dovrei perdonare e chi dovrei perdonare? Dovrei perdonare un genocidio? Ma in questo modo metterei a repentaglio la vita delle nuove generazioni e mi farei complice dei poteri politici che l’hanno pianificato. Il genocidio non si può e non si deve perdonare in quanto crimine contro l’umanità. Dovrei forse perdonare gli esecutori materiali del genocidio? Ma queste persone, che non odio, non mi chiedono perdono e se me lo chiedono sono interessate ad avere sconti di pena. Infine che diritto ho io di perdonare? Posso sostituirmi a un milione di persone negando così la loro sofferenza? No, purtroppo non si possono riconciliare i vivi e i morti. La questione del perdono dei carnefici non si pone perché, così come è stata posta, è antitetica al concetto di giustizia.

Una giustizia che i rwandesi continuano a chiedere ma che sembra sempre concessa con il contagocce.
La giustizia è del più forte. Il Tribunale Penale Internazionale del Rwanda (Tpir) istituito dall’Onu ad Arusha (Tanzania) non ha mandato di indagare sulla fase pre-genocidio, quella della pianificazione appunto. Insomma alla sbarra ci sono solo gli esecutori e non i mandanti. Non è dunque una sorpresa che i rwandesi, che possono essere ascoltati solo come testimoni e non possono costituirsi parte civile, non amino questa istituzione che in 14 anni ha emesso, tra l’altro, appena trenta condanne. Non posso pensare ai soldi che hanno speso per allestire questo baraccone e alla fame che c’è nel mio paese. Il paradosso è inoltre che è l’Onu stessa che dovrebbe fare un mea culpa sedendosi al banco degli imputati.
Ma non è poi così paradossale se consideriamo che l’incarico di ristabilire l’ordine nel 1994 fu dato alla Francia che ha sempre appoggiato i governi genocidiari Hutu. In quell’occasione i militari transalpini protessero la fuga degli assassini verso i campi del Congo. Non è una sorpresa allora che tutt’oggi il paese che nasconde il maggior numero di genocidiari sia, ancora una volta, la Francia.
Anche la Chiesa cattolica ha le sue responsabilità così come riconosciuto da Papa Giovanni Paolo II visto che molti preti e missionari aiutarono gli estremisti Hutu. Insomma buona parte dell’occidente dovrebbe riflettere profondamente su quanto avvenuto in Rwanda. Ma ancora una volta il mio paese è abbandonato a se stesso come se il genocidio non fosse un crimine contro l’intera umanità. Basti pensare che quando c’è stata una proposta per un fondo di risarcimento delle vittime l’Unione Europea ha bloccato tutto dichiarandosi contraria.

Il governo rwandese ha impostato la sua politica sul concetto di riconciliazione nazionale. Su quali base poggia, dunque, se vengono a mancare sia la giustizia sia il perdono?
Siamo infatti all’interno di un circolo vizioso che definisco in questi termini: non c’è umanità senza perdono, non c’è perdono senza giustizia, non c’è giustizia senza umanità. E’ vero, non c’è giustizia per il genocidio del Rwanda ma è proprio la giustizia ad essere prioritaria. Il perdono si può concedere agli Hutu che non hanno ucciso e che sono pronti a rivedere le loro posizioni razziste. Per i carnefici non c’è altra strada che il giudizio.
Quando avevo 5 anni ricordo delle persone irrompere nella nostra casa armate e con il volto coperto da foglie di banane. Chiesero a mia madre dove era mio padre ma lei non rispose. Allora mi presero e mi trafissero una coscia con una lancia. Mia madre non fiatò e quelli se ne andarono mentre io urlavo dal dolore. Li riconobbi perché giocavo sempre con i loro bambini: erano i nostri vicini.
A seguito dei tanti episodi di violenza e dei massacri avvenuti nell’arco di un cinquantennio le parole d’ordine sono state sempre perdono e riconciliazione. Il risultato è stato il genocidio del 1994, la soluzione finale per i Tutsi rwandesi. Perdono e riconciliazione non possono esserci senza giustizia. Dobbiamo guardare al genocidio non solo dal punto di vista religioso e politico ma anche da quello umano.

Il Rwanda sembra,a questo punto, aver deciso di voler far da sé lanciando l’esperimento dei Gacaca, i tribunali tradizionali rwandesi applicati ai crimini di genocidio.
Un esperimento dovuto a mancanza di alternative. Secondo i tempi della giustizia ordinaria ci sarebbe voluto oltre un secolo per giudicare tutti gli imputati. La giustizia dei Gacaca è riparatrice e non punitiva. L’obiettivo è la riabilitazione perché nella cultura rwandese non si può negare la libertà a un uomo. Purtroppo ci sono molti limiti a partire dai rischi che corrono i testimoni. Pochi giorni fa ho ricevuto un messaggio da Kigali. Un mio amico, in seguito a una testimonianza, ha subito un attentato e ora è in coma. E’ una pratica comune in Rwanda. L’ideologia genocidiaria è ancora presente. E vi rimarrà finché non avremo giustizia.

Intervista a cura di Manlio Masucci-Bene Rwanda Onlus

1 comment giugno 10th, 2008

L’AIUTO DI BENE RWANDA AI TERREMOTATI RWANDESI

Terremoto RwandaSono passati tre mesi da quando il sud-ovest del Rwanda è stato colpito da un terremoto che ha devastato la regione, causando la morte, migliaia di feriti, la distruzione di numerosi edifici ed abitazione danneggiate.

Con l’aiuto dell’associazione Bene Bwanda e delle personeche hanno aderito alla raccolta fondi dell’8 marzo scorso, tre famiglie distrutte dal terremoto sono state aiutate per ricostruirsi un tetto.

1. Mukandatinya Annunciata
2. Mukantabana Taciana
3. Uhoraningoga Wilbrold

Tutte le tre famiglie abitano nello stesso villaggio di Kagikongoro a Mibilizi, nel sud ovest del Rwanda

Mukantabana Taciana
Vedova del Genocidio dei Tutsi avvenuto nel 1994, ha tre bambini piccoli, la sua casa era stata distrutta dal terremoto. L’aiuto ricevuto l’aiuterà a ricostruire la parte distrutta de la sua casa e la cucina. Ringrazia tanto di questo gesto.

Uhoraningoga Wilbrold
Vive in condizioni di povertà con 6 persone, il terremoto ha distrutto la casa dove abitava, la stalla e la cucina. Con l’aiuto ricevuto, ha preferito di sistemare prima la cucina e la stalla visto che non poteva ricostruire la casa. Ringrazia tanto de l’aiuto ricevuto e crede che con il suo lavoro riuscirà anche a ricostruirsi la casa.

Mukandatinya Annunciata
Vedova anch’essa del genocidio dei Tutsi, vive con sette presone a suo carico, la casa dove abitava è stata danneggiata gravemente dal terremoto. Con l’aiuto ricevuto, intende riaggiustare la parte danneggiata.

Le tre famiglie, ringraziano con il cuore per l’aiuto arrivato in tempo. Grazie all’associazione Bene Rwanda e agli amici italiani possono ricominciare ad abitare le loro abitazioni. Promettono di fare del tutto per far fruttare al meglio quello che hanno ricevuto. Ringraziano soprattutto per la solidarietà manifesta nei loro confronti.

Scarica la lettera originale in Kinyarwanda con le foto

Aggiungi un commento giugno 1st, 2008

LE FOTO DELLA GIORNATA DELLA MEMORIA AL COMUNE DI ROMA

Casa della Memoria Roma 2 febbraio 2007L’incontro alla Casa della Memoria e della Storia di Roma, organizzata da Bene-Rwanda Onlus, oltre ad aver ottenuto il tutto esaurito in sala è stato ampiamente ripreso da stampa (Repubblica, Trovaroma, Corriere della Sera, Il Manifesto, Metropoli tra gli altri) e radio (Gr Rai, Pianeta dimenticato Rai, Radio Città Futura, Radio Popolare tra gli altri) e da innumerevoli siti web. Presenti all’evento il giudice Flavia Lattanzi, la scrittrice Yolande Mukagasana, il presidente della Comunità rwandese Jean-Pierre Ruhigisha, la presidente di Bene-Rwanda Onlus Françoise Kankindi, il Console del Rwanda Francesco Alicicco, il Delegato del Comune Sandro Portelli. A seguire una selezione fotografica di Maurizio Mirrione.

Continua a leggere Aggiungi un commento marzo 20th, 2007

LA MORTE NON MI HA VOLUTA

Yolande MukagasanaEstratto dal monologo con il quale Yolande Mukagasana apre lo spettacolo “Rwanda94 – Une tentative de réparation symbolique envers les morts, à l’usage des vivants”.

Non sono un’attrice. Sono una sopravvissuta del genocidio in Rwanda. Questa è la mia nuova identità. Quello che sto per raccontarvi sono sei settimane della mia vita che ho trascorso durante il genocidio.

Continua a leggere 1 comment febbraio 20th, 2007

BENE-RWANDA AL LICEO NEWTON DI ROMA

benerwanda newtonLa Onlus Bene-Rwanda ha partecipato alla giornata dedicata alla raccolta fondi per il Malawi organizzata dal Liceo Scientifico Isacco Newton di Roma il 13 febbraio e coordinata dalla professoressa Loredana Straccamore. I fondi raccolti durante la giornata serviranno a costruire una scuola in Malawi. Il progetto fa parte del programma del Comune di Roma per sostenere le popolazioni disagiate dell’Africa.

Continua a leggere Aggiungi un commento febbraio 13th, 2007

LETTERA APERTA DI YOLANDE MUKAGASANA IN RISPOSTA AL RAPPORTO BRUGUIERE

Scarica qui il rapporto Bruguière: RapportBruguière
Scarica qui un profilo di Yolande Mukagasana

BRUXELLES – le 6 décembre 2006-12-06
Un génocide dans ces pays là, ce n’est pas trop important
a dit un président de la république.
Tout le monde a compris sauf les africains noirs. C’est décevant.
L’élément déclencheur du génocide ? Qui est fou ou bête pour ne pas comprendre que cela ne tient pas debout ? Le génocide avait bien été planifié et n’avait pas besoin d’un élément déclencheur. J’ai passé la journée du 6 avril 1994 à soigner les blessés du génocide. Mais je n’ai pas réalisé que cela arrivera à ma famille et à moi.

Continua a leggere Aggiungi un commento dicembre 23rd, 2006


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